Economie

Réforme et Retraite

Billet - Financement des retraites ..... après la réforme

Je le répète souvent, après relecture de mes articles publiés, je suis satisfait de moi même (personne ne me l'a dit...) . Pourquoi ? la démonstration en reprenant le dossier des retraites.

Ci-après, une copie de l'article publié en octobre 2017 sur le calcul des retraites pour répondre à deux questions :
- la première, est ce que la capitalisation des cotisations depuis 40 ans permettrait le versement d'une pension équivalente à un retraité de 60 ans en 2016 ?
- la deuxième, quelle serait la pension d'un retraité en 2058 après 40 ans de cotisation capitalisée . Une question tout à fait d'actualité.

A cet article était associé un tableau de calcul "Calcul Retraite" simple à utiliser et suffisant pour fournir des ordres de grandeur significatifs et répondre aux questions. J'ai complété les simulations  de 2017 pour prendre en compte des données associées à la Réforme (taux de cotisation 28% et durée 44ans), les résultats sont en fin d'article.

Oct 2017 - Les Retraites - (tableau de calcul)

Souvent entendu dans la bouche d'un retraité, lors de discussions de comptoir à propos des coups de rabots sur les retraites "touche pas à ma retraite, j'ai cotisé..."

 

Effectivement il a cotisé mais dans un régime particulier "la répartition" qui ne planifiait pas plus loin que l'immédiat (lire article Retraite). Combien a t il cotisé ? quelle équivalence en épargne et rente ?

"lepapadi" a élaboré un tableau de calcul pour évaluer cette équivalence.

Cas d'une personne qui part en retraite à 60 ans en 2016

Les hypothèses prises sont les suivantes :

- période de cotisation : 1976 -2016  soit 40 ans , donnée fixe
- salaire au départ (donnée choisie) avec une progression de 1000€ soit 25€ par an sur 40 ans, donnée fixe
- taux de cotisation sur le salaire net (donnée choisie)
- rentabilité de l'épargne : 7% (1976 et 1986), 5% (1986 et 1996), 3% (1996 et 2006), 1% (2006 et 2016)  avec 2 chiffrages "max et min" , données fixes

Les cas simulés dans le tableau donnent les résultats suivants.

Ref

Sal. départ

val 2016

Taux de cotis

Epargne capital.

2 cas min et max

Rente choisie val 2016

Nbre années couvertes

Test1 2016

1000 €/m + 25€/ an

10%

Entre 120 et 145 K€

1000 €/m

1500 €/m

entre 10.1 et 12.1 ans

entre 6.7 et 8.1 ans

Test2 2016

1800 €/m + 25€/an

20%

Entre 379 et 464K€

2000 €/m

2300 €/m

entre 15.8 et 19.3 ans

entre 13.7 et 16.8 ans

Autre cas

1200 €/m constant

10%

Entre 103 et 130K€

1000 €/m

entre 8.6 et 10.8 ans

 

 

Les hypothèses retenues sont discutables, les taux de cotisation ont évolué sur 40 ans et l'inflation était forte entre 76 et 86, mais l'objectif est de calculer en ordre de grandeur (d'où la simplicité) pour répondre au retraité "non t'as pas cotisé assez et maintenant tu profites !!" ou l'inverse (peu probable).

Que conclure ? Non t'as pas cotisé assez !!

Le Test2, c'est le test de l'instit embauché en 77* avec son bac qui prend sa retraite en 2016, avec un salaire (val 2016) de 1800€ au départ, 2800€ après 40 ans et une retraite de 2300€ soit env 80% de son salaire. Une cotisation de 20% (ce qui n'a pas été le cas) ne suffit pas. L'espérance de vie étant de 80 ans, il faut au minimum une rente qui couvre 20 ans. Une retraite de 2000€, soit 70% du salaire, est à peine suffisante.

* le salaire à l'embauche d'un instit en 68 était de 1200 F (180€)

Cas d'une personne qui part en retraite à 60 ans en 2058

En 1976, la retraite était à 65ans et l'espérance de vie pour les hommes de 71 ans, le besoin était de couvrir 6 ans en moyenne. La donne a bien changé, en 2016 la retraite est a 60 ans (mais il faut cotiser 42 ans), l'espérance de vie de 80 ans et la période à couvrir est environ 20 ans (3 fois plus).

Pour avoir une idée de l'effort à faire, le tableau contient une évaluation d'un régime par capitalisation qui débute en 2018 sur 40 ans, avec une inflation de 2% par an et un rendement de l'épargne de 1.5% constant pour une simplicité des calculs

Les cas simulés dans le tableau donnent les résultats suivants.

Test 2058

Sal. départ

val 2018

Taux de cotis

- Epargne capital.

- Salaire 2057

Rente mois choisie val 2057

Nbre années couvertes

Cas 1

1000 €/m + 25%/ an

10%

144.3 K€

4275 €/m

 

2500 €/m

 

4.8 ans

Cas 2

1000 €/m + 25%/ an

20%

289 K€

4275 €/m

 

2500 €/m

 

9.6 ans

Cas du prof des écoles

1800 €/m + 25%/ an

20%

442 K€

6000€/m

Sal -20%

4800 €/m

 

7.7 ans

Cas du smicart

1200 €/m constant

20%

130.3 K€

2600 €/m

 

2000 €/m

9.6 ans

 

 

note : le tableur est simple de conception, le lecteur peut le faire évoluer à sa guise.

 

Que conclure ? L'épargne est largement insuffisante pour couvrir 20 années de rente (60 à 80 ans)

Il faut un taux de cotisation plus élevé et au minimum doubler le rendement de l'épargne.

Peut on changer de régime ?

Brutalement et de manière étatique : Non, la France ne dispose pas de moyens pour épargner et verser les retraites actuelles.

A plus long terme : Oui,  pour cela il faut réduire les retraites du système actuel, tendre vers un minima solidaire et orienter l'épargne vers une capitalisation avec rente, ce qui se fait avec les PERCO, les PREFON et autres placements individuels et collectifs.

 

Revenons en 2020, que disent les simulations 2062 sur le tableau "Calcul Retraite" (à télécharger) en appliquant les données de la réforme cotis 28%  pendant 44 ans

 

Les cas

Inflation

Intérêt

Cotisations

Nbre d'années si rente 80% du salaire

Nbre d'années si rente 60% du salaire

2058

2%

1.5%

20%    40 ans

7.7 années de rente

 

2058 2

1.5%

1%

28%    40 ans

10.6 années de rente

21 années si rente est à 40% du salaire

2062

0%

0%

28%    44 ans

11.5 années de rente

15 années de rente

2062 2

1%

0.5%

28%    44 ans

10.8 années de rente

14 années de rente

2062 2

1%

0.5%

28%    44 ans

10.8 années de rente

14 années de rente

17 années si rente à 50%

On constate que l'incidence d'une l'inflation faible avec des taux d'intérêts bas est quasiment neutre : le cas 0% inflation et intérêt donne 15 années de rente avec 60% du dernier salaire et le cas 1% d'inflation et 0.5% d'intérêt donne 14 années. Ce n'est pas suffisant, il faut au minimum 17 ans

En ordre de grandeur et en valeur 2020 (cas 0%), un fonctionnaire, genre professeur des écoles de 20 ans, qui gagne 1800€ au début et 2900€ en fin de carrière, qui cotise jusqu'à 64 ans, soit 44 ans au taux de 28%, constitue un capital qui pourra lui verser une rente mensuelle égale à 50% de son dernier salaire, soit env 1450€ jusqu'à 81 ans, son espérance de vie. Si ce fonctionnaire souhaite partir à 60 ans, après 40 ans, il touchera une rente de 40% (1150€) jusqu'au même âge.

Dans le système actuel il toucherait entre 75% / 80% de son salaire soit environ 2150€/2300€

Vous avez compris, la réforme va laisser des traces !!!!. Mais tout le monde oublie que l'objectif de la réforme, c'est aussi de réduire le poids des retraites.

Point important : Pour rester en équilibre de manière pérenne, ce système par points doit exclure tous les KDO "pension de réversion, pénibilité, nbre d'enfants, points offerts ..etc.." qui sont du ressort de la solidarité donc des impôts et comme nous sommes en déficit, avec un impact sur la dette.

Les caractéristiques du nouveau système

Par rapport à un système purement capitalistique, le système par points permet une modulation de la valeur du point autour d'une valeur moyenne pour donner un bonus aux basses retraites contre un malus aux hautes retraites, mais c'est un système par capitalisation.

La capitalisation, c'est écrit dans la réforme, sans le dire :

Extraits ...... À l’instauration du système universel de retraite, un point correspondra à 10 euros de cotisations .....      À la liquidation, ces points seront convertis en euros, selon une valeur de service qui obéira à la même règle

Traduction : A la liquidation vous avez un "capital retraite" qui fixera votre rente annuelle en fonction des paramètres sur l'espérance de vie.... comme dans un système par capitalisation. Ce système impose un équilibre financier selon l'équation suivante dans une année :

Cotisations versées (nombre de points acquis multipliés par la valeur d'achat du point) + le résultat de la gestion financière sur l'année

= ou > que Retraites payées (nombre de points liquidés au titre de la rente annuelle multipliés par la valeur du point de liquidation)

Si "point important" ci dessus n'est pas appliqué, l'équilibre financier se fera par l'impôt, donc par la dette.

Cher lecteur, je suis à votre écoute pour en discuter, à une seule condition : avoir lu toutes mes notes et le rapport Delevoye.

Les déficits en 2016

Les Déficits en 2016 (comptabilisés)

Le premier DEFICIT de la France, c'est un déficit de compétence en gestion chez nos gouvernants successifs, une élite politique plutôt opportuniste que raisonnée, bonjour les dégâts.

Ce déficit de compétence trouve sa contrepartie directe dans les déficits de la nation (l'Etat et ses filiales) depuis 40 ans aucun gouvernement n'a réussi à exécuter un exercice à l'équilibre. Pire le déficit est devenu un paramètre normal, tellement normal qu'il a pris de l'embonpoint. Déficit et dettes sont liés, en deux quinquennats la dette est passée de 1200 à 2200Mds€.

Les déficits les plus significatifs qui sont analysés dans cet article sont le déficit de l'Etat, le déficit de la SECU, le déficit de l'Unedic et celui des Collectivités locales. Ces entités, qui sont aussi celles qui ont le plus de dettes, se retrouvent logiquement dans la définition de la dette selon Maastricht. Elles sont financées par le budget général, les cotisations sociales et en complément par des ITAFs (impôts et taxes affectées), d'où la nécessité d'associer toutes les ressources dans les comptes de l'Etat.

Le tableau ci-contre (il a grandi en 1 an)  illustre les relations comptables entre ces quatre entités, les dépenses de l'une sont les recettes des autres, on conçoit aisément que les comptabilités sont dépendantes et donc les déficits.

Les données de la SECU concernent le périmètre des Régimes de base, c'est à dire le régime général et quelques (34) petits régimes spécifiques, non compris les Régimes complémentaires AGIRC , ARRCO, et quelques autres.

- L'Unedic, fin 2016 son déficit est de 4.2Md€, sans contribution de l'Etat qui apporte sa garantie aux prêts contractés par l'organisme pour équilibrer ses comptes. La tendance du chômage semble être à l'amélioration, mais bizarrement les prévisions de l'Unedic sont très prudentes : un déficit de -4Md€ en 2018 avec 40.6Md€ de dépenses pour 36.6Md€ de recettes !! (à conditions de financement et d'allocations inchangées).

- Les Collectivités locales (Régions, Départements, Communes) présentent un résultat légèrement positif 1.7Md€ en 2016. Les Collectivités sont une filiale à 100% de l'Etat, les recettes proviennent des ITAFs pour 120Md€, c'est beaucoup mais pas suffisant, l'Etat complète avec une dotation de 70Md€ prélevée sur son budget et pour arriver à l'équilibre il reste l'emprunt, le solde "collecte - rembours." est faible de l'ordre de 3 à 5Md€ par an. Le résultat de l'exercice est toujours très proche de zéro, il suffit d'établir une bonne prévision budgétaire et d'ajuster les contributions de l'Etat au besoin.

 Note : L'Etat français est tellement centralisateur que les Régions sont des naines financièrement et de facto sans capacité d'investissement ou de politique industrielle. Il en résulte une hyper concentration sur la Région parisienne de "TOUT" le bon et le mauvais au détriment d'un développement harmonieux de la France, une spécialité française en Europe (en Allemagne, Italie, Espagne les régions ont du poids)

- La SECU comprend quatre branches "Maladie, Accident du travail, Famille, Vieillesse" ayant chacune une gestion semi indépendante avec des vases communicants. Les 4 branches sont déficitaires, leur équilibre ou presque est obtenu par les contributions de l'Etat. La SECU est en voie de nationalisation, les cotisations des salariés et du patronat aux Régimes de base (258Md€) ne représentent plus que 54% des prestations sociales, le complément 46% est financé par la CSG (89Md€) et une dotation des ITAFs de 63.6Md€ pour combler le "TROU", ce qui conduit naturellement à un résultat proche de l'équilibre avec un déficit comptable de 7Md€.

- L'Etat, en 2016 le déficit comptable est de 75.6Md€, en cumulant les autres entités, il est porté à 87.1Md€. Mais si on tient compte du déficit réel de la SECU (70.6Md€) celui de l'Etat n'est plus que de 16.5Md€.

Autre remarque, les allégements de cotisations sont estimées à 37.4Md€, si les allégements avaient portés sur les impôts et taxes des entreprises plutôt que sur les cotisations, le déficit réel de la SECU serait de 33.2Md€ et celui de l'Etat de 53.9Md€. Un constat différent qui impliquerait des solutions différentes.

Cette distinction est essentielle pour chercher des solutions à la réduction des déficits, les solutions pour la SECU ne sont pas les mêmes que pour les Collectivités ou l'Unedic ou l'Etat. Ce genre d'analyse n'est toujours pas d'actualité! et pourtant.

Un autre constat qui ressort de cette étude à partir d'informations comptables, les différences avec les données présentées par l'INSEE qui exploite les informations budgétées.

Données  INSEE en Milliards de € courant

 

-85,5

-84,3

-78,8

-76

% PIB

 

-4,10%

-3,90%

-3,60%

-3,40%

Données comptabilisées

 

 

 

 

 

Deficit du budget général lu dans les CGE 2014-5-6

 

-59,6

-77,3

-82,5

-75,6

Déficit de la SECU lu dans Rapport 2016

 

 

-15,4

-12,8

-10,2

-7

Déficit des Collectivités lu dans OFL 2017

 

 

2,6

-4,3

1

1,7

Déficit de l'UNEDIC lu dans rapports annuels

 

 

-3,4

-3,65

-4,16

-4,2

Déficit comptable  total

 

 

-75,8

-98,05

-95,86

-85,1

Ratio PIB

 

 

-3,6%

-4,6%

-4,4%

-3,8%

                 

Un constat sans importance, c'est du passé n'en parlons plus!! l'attention va se porter sur les attendus de 2017 mais surtout sur les prévisions de 2018, avec une incantation connue "les dépenses publiques vont baissées", avec un PIB qui progresse, parole de Jupiter, nom de Kzeus.

A propos de la CGT

 Et si tout ça c'était à cause de la CGT .....

Un CONSTAT TERRIBLE  en comparant les chiffres allemands et français  : Entre 2008 et 2016, le PIB disponible (PIB moins les prélèvements obligatoires) par français a baissé de 240€, pendant que celui d'un allemand augmentait de 2560€. Sur la même période la dette de la France a augmenté de 800 milliards pour atteindre 98% du PIB, celle de l'Allemagne de 400 milliards et 68% du PIB. En 2016, l'Allemagne est proche de l'équilibre budgétaire, la France affiche un déficit de 80 milliards.

En termes crus, dans un pays ça bosse, dans l'autre rien ne se crée, rien ne se réforme, on regarde les trains passés... et si tout ça c'était à cause de la CGT ?  

Note importante pour l'appréciation du lecteur sur la suite de l'article : le rappel  commenté et non exhaustif de quelques épisodes de l'Histoire de France et des relations économico sociales depuis la fin de la seconde guerre mondiale exprime mon ressenti et mon interprétation sur les bases des données disponibles ou portées à ma connaissance par un média sur la période. La vision rapportée est donc partiale et reflète mon opinion négatif sur la CGT et ma détestation du PCF. Je suis entré dans le monde du travail en 1962, j'avais 20 en mai 68. L'économie et la politique  font partie de mes centres d'intérêts.

 

Depuis 40 ans la France ne cesse de perdre du terrain sur l'Allemagne malgré le coût de sa réunification. Les tares de la France sont connues : centralisme bureaucratique, blocages face aux réformes, désindustrialisation, fonction publique pléthorique, régimes de retraite complètement déphasé par rapport à la réalité, marché du travail sclérosé, concubinage et collusion désastreuse entre gouvernants et grands patrons, dialogue social en opposition... La CGT n'est pas responsable de toutes ces tares, mais elle est un acteur principal dans la vie politique économique et sociale de la France, par sa relation inféodée au parti communiste (le seul survivant en Europe occidentale), par la virulence de ces grèves, sa capacité à mobiliser et la crainte qu'elle inspire.

A la sortie de la guerre, le Conseil de la Résistance, sous forte influence communiste (et de la CGT), définit les grandes lignes de l'organisation de la France et de son régime social (la SECU et ses 4 branches). En pleine reconstruction du pays, un parti communiste à plus de 20%, la CGT capte tous les bastions publics "SNCF, RATP, EDF, PTT, Fonctionnaires", s'impose en quasi monopole dans le "livre" (édition, distribution), dans la navale "dockers", dans l'automobile "Renault" et devient INCONTOURNABLE, Toutes les revendications sont accompagnées par des grèves souvent violentes, parfois meurtrières...mai 68... jusque sous Mitterrand 1981 avec la fermeture des mines, puis plus sporadiquement mais ciblées "transports, régimes spéciaux, contrat première embauche, loi sur le travail" .....

A chaque allusion ou tentative de réforme la CGT, bras revendicatif des communistes et chantre de la lutte des classes, monte sur ses ergots et si nécessaire bat des ailes... le politique recule, tout s'apaise et rien ne bouge. Régime des retraites, fonctionnaires, code du travail, sécurité sociale, depuis 200 ans l'incontournable CGT revendique et fait peur...

La CGT a gagné ? a perdu ? quel impact sur la France?

Une première certitude la CGT a obtenu des acquis considérables pour les privilégiés des bastions publics avec une conséquence concrète aujourd'hui : le poids financier de la Fonction Publique et des régimes spéciaux pèse sur le budget de l'Etat, une contrainte au développement du secteur "privé" , les français par leurs impôts et leurs factures d'électricité paient la tranquillité des fonctionnaires (actifs et retraités) et le Club Vacances EDF.

Comment la CGT parvient à ses fins :

- par la captation de la SNCF, de la RATP comme moyen de chantage en prenant les français en otages (7 milliards par an offerts par les français aux retraités de SNCF-RATP) ;

- par l'escroquerie syndicale du siècle, le financement du Club Vacances EDF (400 millions d'€ par an, 5000 employés, 500 000 privilégiés) est indexé sur le prix du KW consommé, 1% du CA, par les français. Avantage obtenu en mai 68, par la CGT sous la menace de couper le courant.

- par les privilèges octroyés aux fonctionnaires : majoration de pension, calcul des retraites, pension de réversion, le nombre de jours travaillés, les absences payées.. et si on rentre dans le détail on découvre des millions d'euros de primes et avantages divers....  à donner la nausée au français lambda.

Un lien intéressant : https://www.comitedentreprise.info/dossier-16-gros-riches-comites-entreprise-france.html

Une deuxième certitude la France a perdu son industrie dont le poids dans le PIB est tombé, en 20 ans, de 16% à 11% , il est resté stable à 22% en Allemagne, ou plus concrètement en 2016 le PIB français = 240Md€, le PIB allemand =700Md€. Quand la reprise est là le PIB allemand croît plus vite que le PIB français.

La CGT n'est elle pas aussi une des causes des délocalisations, du blocage des réformes ? quelques motifs de réflexions

1 - Le monopole chez les dockers  et son cortège de grève, les dockers CGT ont ils fait fuir les compagnies maritimes !! Combien d'emplois disparus ??

Pourquoi avec  une des plus belles façades maritimes au monde , la France est devenu un nain maritime qui dort sur son glorieux passé. "Méditerranée, Atlantique, Manche, Mer du Nord" ces côtes voit passer au large 30% du trafic maritime mondial !!  sans que les navires s'arrêtent dans nos ports, résultat :

- en 2015, dans le transport maritime la France est 5ème ex-equo avec l'Allemagne derrière les Pays Bas, Royaume uni, Italie et Espagne.

- Marseille, 1er port français avec 80 millions de tonnes de marchandises traitées, est le 5ème en Europe, loin derrière Rotterdam 450 millions (données 2012).

- Le Havre, 1er port français pour les conteneurs (2.5 millions d'EVP) , loin derrière Rotterdam 12.5 millions (données 2012).

- Autrefois leader dans la construction navale, son industrie est en décrépitude gérée à coups de subventions ou autres aides déguisées pour maintenir un chantier en activité et gagner quelques contrats de paquebots !!!!

2 - Dans l'industrie automobile, les syndicats dont la CGT en défendant les acquis à tout prix dans une situation conflictuelle des relations sociales ne sont ils pas responsables des délocalisations. Pour éviter le dialogue, courage je fuis, dit le patron.

Pourquoi la France, berceau de l'automobile, ne produit plus que 1 500 000 véhicules sur son territoire alors que l'Allemagne en produit 5 000 000. Pourquoi les marques allemandes investissent et embauchent en Allemagne, alors qu'en France des dizaines de milliers d'emplois ont disparus chez Renault et Peugeot, transférés ailleurs en Roumanie, au Maroc, en Slovénie,....Chercher l'erreur ?

3 - Le monopole du syndicat CGT du livre dans l'édition et la distributions de la presse avec ses grèves parfois politiques. Les séquelles des blocages dans l'impression, la parution, la distribution ont elles été sans dommage pour l'activité de la presse ? J'écris "ont été" parce que depuis plusieurs années on en parle plus !!

et que d'autres situations conflictuelles...

Une troisième non certitude mais présomption d'ingérence, je suis persuadé que dans certaine situation la CGT a agi selon la volonté du PCF. Mais je laisse aux historiens, ethnologues,  anthropologues la tâche d'analyser ces relations.

Une quatrième certitude, "il faut rendre à César ce qui appartient à César" c'est grâce aux syndicats, en particulier à la CGT, que des avancées sociales sont obtenues, à l'énergie, pour les salariés face à une représentation patronale, le MEDEF, archaïque, égoïste, complètement à coté de la plaque et dont l'image pitoyable, envoyée aux français avec les histoires de succession, reflète une mentalité féodale du moyen âge, lamentable. A ma connaissance, les patrons français ont été incapables de proposer , depuis la fin de la guerre, la moindre proposition à caractère social pour le bien de leurs employés!  incroyable mais vrai.

Par son attitude, le MEDEF a une part de responsabilité dans le blocage du dialogue social et des conséquences qui en découlent. A t- il une responsabilité dans la désindustrialisation ? je laisse le soin aux journalistes économiques d'analyser les causes réelles des évolutions chez Schneider, Technip, Alstom, Lafarge, St Gobain, Pechiney... et j'en oublie. Constate-t-on les mêmes évolutions industrielles en Allemagne ??

Une cinquième quasi certitude, la France ne réduira pas ses dépenses publiques sans une réforme des régimes de retraites des fonctionnaires et spéciaux pour aboutir à une égalité de traitement de tous les français.

 

.... peut être que tout ça c'est faux !!!

 

lepapadi.com - publié le 3 janvier 2018

 

Chômage et Réformes (FIPECO)

CHOMAGE et REFORMES  - commentaires sur un billet de "FIPECO"

Fipeco un centre d'analyse sous la direction de monsieur François Ecalle - Il publie régulièrement des "billets" sur les sujets économique et financier, une information de qualité disponible, que l'on peut aider par des dons.

Bonjour Monsieur Ecalle

Je lis avec intérêt la plus part de vos billets, le dernier sur " La situation de l'assurance chômage et le projet d'E. Macron"  est très intéressant...alors pourquoi pas une assurance chômage universelle !

Comme vous j'ai également analysé le chômage et lu le rapport financier de l'UNEDIC pour arriver au même constat. Mais je regarde les chiffres sous un angle différent, ce qui m'amène à faire trois commentaires sur votre exposé :

1 - si vos prévisions en 2018 (celles de l'UNEDIC), qui simulent une situation quasiment inchangée, sont justes, je crains que le projet de réformes d'E. Macron ne sera pas d'actualité et que le contexte social sera mouvementé !!!

2 - sans remise à plat du financement de la protection sociale, les allégements de cotisations sont des erreurs de gestion. Ils déséquilibrent la gestion des branches de la SECU, creusent le trou, sont en partie compensés par des augmentations de taxes payées par les entreprises "on se mord la queue". Pour réduire le coût du travail il y a 120 Md€ de taxes, dont la taxe sur les salaires ! la SECU n'est pas une variable d'ajustement.

3 - la CSG est une solution bien trop facile qui évite de réfléchir. Si son utilisation pour le financement du chômage justifie la nationalisation de l'UNEDIC, alors il faut aussi nationaliser la SECU, les collectivités locales et "communiser" le tout dans un budget de la nation de 900Md€ !!

Réflexion

J'ai analysé les comptes de l'Etat, de la SECU, des Collectivités, ma conclusion est sans appel, la France est mal gérée, vit au dessus de ses moyens, ne fait aucune économie, ne dispose d'aucune marge pour des réductions d'impôts, mais je ne suis pas influent. Mon message au nouveau gouvernement est le suivant :

La seule action prioritaire c'est la relance de l'activité, sans faire de cadeaux fiscaux, par l'investissement privé des particuliers et des entreprises, par l'investissement public national ou européen, quelques pistes :

- pour les particuliers : contraindre la modernisation des habitations sous peine de pénalités - augmenter les droits sur les successions et les donations en fonction de l'âge du donateur (jusqu'à 90%) pour accélérer le recyclage de l'argent qui dort.

- pour les entreprises : accélérer l'amortissement des investissements, revoir les taxes.

- pour l'Etat : développer les énergies nouvelles et rechercher des gains de consommation sans réduire le service.

Rien que du classique, mais c'est du franco-français rapide à mettre en oeuvre.

Le chômage doit baisser de 10%  en 1 an sans utiliser les artifices des emplois aidés !!!

"lepapadi.com" à consommer avec attention

les charges du personnel

Les charges du personnel (dans le tableau, les données des effectifs sont bonnes celles des charges sont erronées, à ne pas exploiter)

Beaucoup de difficultés à trouver les données concernant les charges du personnel de la Fonction Publique, il y a peu de détails sur les effectifs pris en compte, sur les charges sociales, sur les EPA, les subventions pour service public sont aussi des charges de personnel et les contractuels où sont ils ?

Sources des données, les chiffres sont en milliards d'€

Dans le CGE 2015  - Charges de personnel

page 118 : Rémunérations  71,5Mds€ - Sécurité sociale  11.2Mds€ - Pensions  53.5Mds€ les notes jointes donnent quelques détails sur les principaux ministères mais rien sur le périmètre des personnels concernés, en particulier les pensions, c'est l'Etat qui paie les pensions il ne cotise pas, s'agit il des pensions de toute la fonction publique ? c'est l'hypothèse retenue, le montant est réparti sur les 3 branches dans le tableau.

page 125 :  Université et Recherche 12.3 - c'est une interprétation d'une dépense de service en frais de personnel.

page 129 : des cotisations "retraite" 14.5Mds€ comptabilisées en produits de fonctionnement, un montant très important, à comparer aux montants ci-dessus et dont je perçois mal l'origine, non comptabilisées dans les dépenses parce que inclus dans rémunérations!

Dans le rapport des Collectivités,  page 18 : Personnel 60.1Mds€ sans autre détail.

Dans le rapport de la SECU,  page 167 : Retraite fonctionnaires 51.8Mds€

INSEE - données lues dans des tableaux :

- Dépenses des administrations centrales de SECU et Dépenses des régimes d'assistance sociale Rémunérations des salariés : 64.8Mds€ et 10Mds€

Avec réserves, le tableau présente une synthèse de la répartition et du poids, charges et effectifs, de la Fonction Publique, sujet d'actualité. (les charges sont celles de 2015, les effectifs sont au 31/12/2014) Les chiffres sont d'un ordre de grandeur significatif , ce sont des minima à interpréter avec prudence.

FP Etat

 

FP Territoriale

FP Hospitalière

Effectifs  dont

- Ministères

- EPA

 

2 392 500

1 911 700

   480 800

Effectifs  dont

- EPA

1 980 000

   483 000

 

Effectifs  dont

- Hôpitaux

1 165 000

1 025 000

Education Nat

Armées

Police

Finances

 

1 000 000

   262 000

   286 000

   150 000

Communes

Intercom

Départements

Régions

 

1 232 000

   286 000

   371 000

     82 800

Médecins

Non médical

Etab pers âgées

Etabl med-soc

115 000

910 000

  96 000

  39 000

Cat A

Cat B

Cat C

57.6%

23.5%

18.9%

 

   9%

13.7%

76.7%

 

48.9%

20.1%

  31%

Charges de Personnel : 230 Mds€

(effectifs : 5 500 000)

 

95.1 Mds€

 

60.1Mds€

 

74.8Mds€

Retraite : 53,5 Mds€

La répartition est une estimation

 

25Mds€

 

13.5Mds€

 

20Mds€

TOTAL :   283.5 Mds€

 

120.1Mds€

 

73.6Mds€

 

94.8Mds€

                     

 

Réserves : les informations sur les charges du personnel sont très insuffisantes, mal présentées, mal expliquées, pourquoi l'Etat paie si peu de cotisations sociales et plus grave, apparemment ne paie pas la CSG sur les salaires, il s'agit d'une dépense affectée à la SECU que l'on doit constater dans les dépenses de l'Etat!!

Les informations sur les effectifs des trois branches sont plus accessibles mais décalées avec toujours l'inconnue "les contractuels".

Les charges de personnel sont équivalentes au budget de l'Etat 282Mds€ et représentent 57% de la totalité des recettes régaliennes majorées des ITAFs : 495.5 Mds€.

Le périmètre de" colonisation" de l'Etat est plus large : les établissement publics nationaux et administratifs, les EPIC, les centres de recherches, les comités, les associations...Les fonctionnaires et assimilés sont de l'ordre de 6 millions de personnes, un chiffre à valider et à associer à un montant de rémunérations (320Md€ ?). Existe t il au CEDEF des documents qui présentent une synthèse de ce périmètre de la fonction publique ???.

Lepapadi

La compensation

La compensation  ou une affaire d'ITAFs

"...je vous parle d'un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître, la SECU en ce temps là ...."

Un peu d'Histoire condensée pour commencer. Dans les années 70, tous les ans la SECU était en déficit et pour combler le trou les partenaires sociaux se réunissaient, jusque tard le soir de la date butoir pour arracher un accord qui partageait les augmentations de cotisations entre les parts salariales et patronales. En ce temps là aussi il y avait Mademoiselle "inflation" qui bon an mal an augmentait les salaires, diminuait le poids d'un prêt...il y avait du "grain à moudre" comme disait Bergeron!

C'est une période de croissance, de plein emploi (300 000 chômeurs sous Giscard), la sortie de mai 68 a donné du pouvoir d'achat et la demande de soins croît parallèlement. Mais dans l'euphorie des trente glorieuses, la France de Giscard ne voit pas arriver les progrès techniques et laisse l'industrie se dégrader ( mines, constructions navales, machines outils, plan calcul ....) beaucoup de points de blocage face à une CGT communiste revendicatrice.

1981, changement, Mitterrand arrive avec les socialistes et les communistes. Il commence par la grande distribution (5ème semaine de congés, les 39 heures, nationalisations...) mais les problèmes en tardent pas, dérive des finances, inflation galopante, fermeture des mines. La réaction s'impose en 1984 avec Delors, fin de l'indexation des salaires, du contrôle des prix, dénationalisations ..il faut gérer !!! conséquence, il y a moins de grain à moudre, les discussions entre les partenaires sociaux bloquent sur qui doit payer le déficit de la SECU et l'Etat s'en mêle.

1991 Rocard sort la CSG, une nouvelle cotisation sociale à assiette très élargie qui commence avec un taux de 1.1%. Le break est fait. Plus la peine de discuter des parts patronales et salariales, un petit coup de pouce de la CSG et le trou de la SECU est bouché. Fin des négociations avec les partenaires sociaux.

Mais les gouvernements restent de mauvais gestionnaires et aucun ne s'attaque aux réformes structurelles de l'Etat, la fonction publique pour quoi faire, le marché du travail trop rigide, les retraites par répartition alors que le ratio cotisants/bénéficiaires se dégrade ..etc

Résultat dans les années 90, la protection sociale en demande toujours plus, il y a 2 500 000 chômeurs, les déficits se creusent et la France vit sur la dette. Le remède proposé par les économistes pour lutter contre le chômage, relancer les embauches : " il faut réduire les coûts de production pour être compétitif en baissant le poids de charges sociales, en créant un SMIC jeune..." ce qui entraîne des exonérations, un déficit, que dis-je un trou, et une CSG qui croît à 7,5% depuis 1998

Pas simple à mettre en oeuvre, réduire le déficit tout en baissant les recettes. Une réaction saine, la loi Veil de 25 juillet 1994 introduit la compensation pour responsabiliser les élus (extraits du site la vie publique)

Les politiques d’exonération ont fait l’objet de contestations portant sur le « manque à gagner » pour la Sécurité sociale qui se voit amputée d’une partie de ses ressources, alors que ses déficits sont élevés. Aussi, afin de les préserver, la loi du 25 juillet 1994, dite "loi Veil", impose le principe d’une compensation du coût de ces exonérations. Chaque mesure d’allégement de charge devait être compensée par l’État par une recette d’un montant équivalent à celui de l’exonération, afin d’être neutre pour le budget de la Sécurité sociale.

Un principe de bonne gestion, ce sont les ITAFs (Impôts et Taxes AFfectées) qui servent de réservoirs aux compensations, qui ne sont que des pis aller, prendre à Paul pour donner à Pierre. En application des textes, la part des mesures non compensées a été largement réduite passant de 40% en 1994 à 11% en 2011. Mais ces mesures n'agissent pas sur les causes et trouver des compensations devient difficile, alors un comble, toujours par facilité, pour se donner de la légalité le gouvernement vote des mesures inverses.

..... depuis la loi du 2 août 2005, 19 nouvelles mesures d’exonération ont fait l’objet d’une mesure expresse de non-compensation.

Fin 2015, le montant des ITAFs répartis aux Organismes de Sécurité Sociale OSS est de 65Mds€ soit 14% des recettes de la SECU. Cette politique de baisse des charges n'a pas eu d'effet sensible sur l'emploi et l'activité et cela se comprend, les ITAFs sont principalement à la charge des entreprises donc au total il n'y a pas de baisse des charges. Il faudrait compenser par des ITAfs vers les particuliers !!!!! insupportable.

Commentaires : les propositions de baisse de charges sociales restent d'actualité auprès de certains économistes, bien en vue, avec des nuances de taille, agir sur les hauts salaires pour les uns sur la bas pour les autres, qui font douter de l'efficience de la proposition.

Et chez les candidats ? Fillon, piètre gestionnaire d'une France en faillite propose encore des baisses de charges dans son programme. Chez Macron, Hamon, Mélenchon ?

Ma proposition démagogique ! si c'est une affaire de coût de production, une réduction volontaire de 50% des salaires des dirigeants intéressés aux résultats de l'entreprise me semblent beaucoup plus réaliste pour motiver les troupes et développer l'activité.

"lepapadi"

A suivre, les déficits, le CICE, les cotisations

La naissance de p'tit ITAF

La naissance d'un p'tit ITAF pour sourire

Nous sommes le 1er juillet 2017, Emmanuel Macron a été élu Président de la République et les Législatives ont bénéficié aux LR-Centristes avec 220 députés et à EM avec 120 députés, le FN fait sa rentrée avec 20 députés et l'opposition de gauche regroupe 160 PS renové, 30 divers gauche, PS frontistes et verts et 7 Mélenchonistes- PC. F Fillon est nommé Premier Ministre et a formé un gouvernement LR-Centristes-EM.

François Fillon, dit Fifi a un bon vieux copain Champollion, qui en fin de carrière voudrait créer l'Institut National d'Archéologie pour en être le Président. Fifi bonne poire, pas hostile aux emplois bidon a compris le souhait de son copain "être Président"!!! son rêve.

- OK Champo, je m'en occupe, j'en parle à mon Taxeur au MinFin.

Fifi au MinFin - Bonjour Taxeur, comment vas tu ? j'ai un bon copain en fin de carrière Champollion qui veut présider un institut. On a trouvé le truc, ce sera l'INArch, mais il me faut un financement. Tu peux me trouver un p'tit ITAF ?

Taxeur prend la pose du penseur de Rodin, lève un oeil et dit

- D'accord, j'ai une idée mais donnant-donnant, je veux un poste d'assistante parlementaire pour ma copine ;

- No problème, répond Fifi, y a Pénélope qui vient de se barrer, le poste est libre.

Les deux compères se tapent dans la main, marché conclus.

Taxeur de retour dans son bureau, se rappelle son voyage à Rome où il avait été surpris par les chantiers arrêtés pour cause de fouilles archéologiques. Tilt dans sa tête , il vaut mieux prévoir.

Ainsi naquit l'ITAF : la redevance d'archéologie préventive, pour en savoir plus "à télécharger"

Post scriptum.

Cher visiteur, vous voila mieux informer sur la taxe d'aménagement (appeler aussi taxe locale d'équipement*) et la redevance d'archéologie préventive, elles sont payées par tous les investisseurs, particuliers et sociétés, qui construisent un bâtiment (il doit y avoir une autre taxe pour les autoroutes !!). Vous appréciez l'efficacité de Taxeur, il vise les plutôt riches (capables de financer une maison), la taxe arrive en catimini par rapport au prix de la maison, quand on y pense, et pour sa rentabilité, il suffit de faire varier les coefficients et en plus quand le bâtiment va tout va.

 

2103

2014

2015

Taxe d'aménagement

326

1310

1479

Redevance Archéologie préventive

0

125

150

 

Je ne sais pas à quoi sert l'Inrap** " l'Institut National de recherches archéologiques préventives pour la réalisation des fouilles archéologiques " existe t il l'Inrar  "Institut National de recherches archéologiques réelles" ?

Une histoire souriante d'un p'tit ITAF, un transfert indolore et une taxe de plus. Et tous les autres !!

Ainsi va la France et ses finances. Point de salut sans un questionnement exhaustif sur la dépense publique.

* en 2013, j'ai été taxé de 1800€ pour une annexe à ma maison de 24 m2
** Inrap 121 rue d'Alésia 75014, créé en 2001 , un budget de 169 millions d'€ en 2011

 

A suivre "la compensation" ou le début d'une explication.

 

"lepapadi"

 

PIB et Ratios

Le PIB et les ratios du PIB (pour les journalistes qui aiment les chiffres)

Les grands indicateurs de conjoncture économiques sont le PIB, la dette, les dépenses publiques, les recettes et les déficits. Les candidats selon leur forme et la qualité de leurs équipes font de belles promesses de rétablissement des comptes publics. Le tableau de calcul à télécharger permet de simuler les valeurs de ces indicateurs (ex niveau d'endettement) sur la période du quinquennat et de comparer avec le quinquennat précédent.

Description du tableau "PIB et Ratios"

le tableau comprend 5 zones de données :

* rose (valeurs réelles et ratios déduits),

* mauve (valeurs ou ratios estimées et déductions),

* grise (valeurs du PIB, du déficit, des dépenses et des dettes à partir de ratios prévisionnels cellules vertes),

* blanche en italique (recettes n = dépenses n - déficit n et dettes n = dettes n-1 + déficit n, cette valeur est normalement comparable à la dette calculée avec le ratio.

* verte (les données variables)

 

Dans le téléchargement il y a deux cas de simulation, les données Fillon et ces mêmes données avec une évolution moins forte de l'indice des prix et du % vol du PIB.

 

Résultats de l'application des données proposées par F Fillon, le programme le plus évolué en économie, parmi les candidats :

- en 2017, 2018 on constate l'application de son programme avec des emprunts de 100 Mds€ et des baisses de recettes.

- en 2019, 2020 l'objectif de 20% de baisse du déficit doit être compensé par des recettes nouvelles et si le PIB croît moins en volume c'est plus difficile.

- pour arriver à 0% de déficit en 2022 il faut re-augmenter les recettes 100 à 120 Mds€ et limiter les emprunts à 400 Mds€.

Il n'y a pas de grosses incohérences mathématiques, les hypothèses intègrent de la croissance et une augmentation des taux d'intérêts donc de l'inflation. La difficulté réside dans la mise en oeuvre des propositions. Augmenter la TVA, supprimer des taxes, baisser des taux de charges sur les salaires ou d'imposition sont des décisions à application rapide et peuvent être efficaces. Réduire les effectifs de la fonction publique, agir sur la gestion des personnels de l'Education Nationale, supprimer les 35h et changer le code du travail sont des actions à haut risques, à mettre le peuple dans la rue et qui n'auront pas d'effets immédiats.

 

Les autres candidats peuvent se servir des données Fillon.

(dépannage au 0781345251)